Des rapports continus, constants et stables constituent un élément important des soins appropriés au malade. En raison de la valeur de ces rapports et du tort important qui peut être causé au patient quand un autre médecin n’est pas disponible, la décision de mettre fin à des soins ne devrait pas être prise à la légère. À moins que le patient puisse se trouver un autre médecin immédiatement, une telle décision devrait seulement être pr
ise dans des cas exceptionnels et pour de bonnes raisons. Autrement, le médecin pourrait s’exposer à une plainte de délaissement.

Il est à noter que seules quelques circonstances peuvent justifier la décision de mettre fin aux rapports patient-médecin sans un avis préalable au patient. En règle générale, ces circonstances seraient limitées à des cas d’activité illicite ou de fraude, habituellement dans le but d’obtenir irrégulièrement des drogues ou des substances contrôlées.

Par contre, certaines situations devraient rarement être considérées comme des raisons suffisantes pour mettre fin aux rapports patient-médecin. Un patient peut faire valoir son droit à ce que le médecin respecte ses obligations professionnelles. Un patient a droit à l’information, le droit de poser des questions, de donner un consentement éclairé et de faire une demande raisonnable pour consulter un autre médecin. Un patient a également le droit d’accepter ou de refuser une intervention ou un traitement offert par le médecin. Le médecin peut seulement demander au patient de se chercher un autre médecin dans les cas où il y a essentiellement une incidence négative sur les rapports patient-médecin.

Il peut exister des cas entre ces deux extrêmes. Dans ces circonstances, le médecin a l’obligation d’exposer la situation au patient en lui expliquant clairement que le problème pourrait entraîner la fin des rapports patient-médecin. C’est seulement si la situation ne se règle pas après un tel avis que le médecin peut officiellement informer le patient que les rapports sont rompus.

Quand la décision finale a été prise, elle devrait être communiquée directement au patient de préférence par courrier recommandé. Le médecin devrait aviser le patient qu’il continuera à lui donner des soins pendant un délai raisonnable pour lui permettre de se trouver un autre médecin. Dans certaines circonstances, un délai de deux à trois mois est jugé raisonnable. Le patient devrait aussi être informé que son dossier sera envoyé à son nouveau médecin sur demande.
 

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