Commentaires

Dans un récent bulletin, le Conseil demandait des réactions.  Suite aux réactions de médecins et d’autres personnes consultées par le Conseil, celui-ci a approuvé le commentaire suivant :

L’un des dilemmes les plus difficiles dans les rapports patient-médecin survient quand le médecin s’oppose moralement à une intervention ou à un traitement que le patient demande ou sur lequel il se renseigne.  Des questions de ce genre créent un conflit entre l’indépendance reconnue d’un patient capable de prendre ses propres décisions en matière de soins de santé et l’indépendance du médecin en ce qui concerne l’exercice de sa profession suivant ses connaissances, son expérience et sa conscience.

Selon le Conseil, l’indépendance du patient et celle du médecin peuvent être respectées si le médecin se conforme aux principes des règles de l’art en médecine, au Code de déontologie et aux règlements du Collège.

Ainsi, conformément au Code de déontologie et aux règlements du Collège, un médecin est dans l’obligation d’avertir un patient lorsque ses principes moraux pourraient influer sur une recommandation ou sur la pratique d’une intervention médicale.  Autrement dit, il serait de mauvaise grâce de refuser d’accéder à la demande d’un patient sans lui expliquer pourquoi.  L’exigence fondamentale est d’informer le patient quant à la raison pour laquelle un médecin refuse de fournir le service ou le traitement demandé.

Bien que cela ne soit pas obligatoire, le Conseil estime qu’il est préférable pour un médecin qui s’oppose à une intervention ou à un traitement de ce genre d’envoyer le patient chez un collègue qui ne partage pas ses convictions.  Néanmoins, si le médecin estime que même cela est inacceptable, le Conseil considère qu’il est acceptable qu’à la demande du patient, le médecin donne l’information concernant les ressources qui pourraient être directement accessibles au patient.

De toute façon, si le problème se présentait, toute discussion devrait avoir lieu sans porter de jugements d’ordre moral et de manière non intimidante.

Nous rappelons aux médecins que d’autres facteurs peuvent entrer en ligne de compte.  En plus du Code de déontologie et des règlements du Collège, la Loi sur les droits de la personne interdit aux médecins de pratiquer la discrimination en ce qui concerne l’accès aux soins de santé, basée sur un certain nombre de facteurs, dont précisément la race, la couleur, la religion, la nationalité d’origine, l’origine ancestrale, le lieu d’origine, l’âge, l’incapacité physique, l’incapacité mentale, la situation de famille, l’orientation sexuelle ou le sexe.

Enfin, nous rappelons aux médecins qu’en cas de plainte, la qualité des soins donnés serait évaluée selon des normes médicales et scientifiques admises.

11/02

Informations générales

Adressez toute la correspondance à

Dr Ed Schollenberg, registraire
le Collège des médecins et chirurgiens du Nouveau-Brunswick
1 chemin Hampton, suite 300
Rothesay (N.-B.) E2E 5K8

Contactez nous

Heures d'ouverture

Lundi-jeudi : 8h30 à 16h30
Vendredi : 8h30 à 13h00